Le remue-méninges !



Je ne sais pas si c’est la rentrée qui frappe en retard ou si je suis extrêmement en avance sur mes bonnes résolutions, mais j’ai zoné dans le rayon de « développement personnel » de la Fnac et je suis ressortie les bras pleins !
Ce n’est pas que j’ai particulièrement envie de changement, au contraire, mais je n’ai pas envie de stagner et j’avais envie de me faire un peu bousculer par des idées nouvelles.
Même si la démarche de ce blog peut paraître assez superficielle, on y cause make-up et soins, on y parle parfums et poupoullages…
… Mais, pour moi, cette démarche est loin d’être superficielle. Je ne vous épargne le laïus sur Socrate et la cosmétique (déjà parce que je ne suis pas d’accord avec lui et que la cosmétique ce n’est pas qu’une affaire d’apparence et d’artificialité, la cosmétique c’est aussi révéler, se faire du bien et donc agir sur son moi).
… Et surtout, ça ne fait pas de moi, ni de vous lectrices amies (et lecteurs amis!), des personnes superficielles et il me semble approprié parfois de partager avec vous mes convictions profondes, les sujets qui me tiennent à cœur !

Et donc, pour en revenir au cœur du sujet: je voulais me mettre à jour sur un peu de lecture féministe. HAN LE GROS MOT!
Car oui, il semblerait que pour ma génération (années 80 power!) ce mot fabuleux soit devenu un gros mot. Certain(e)s clament ne pas avoir besoin du féminisme. Quelle ineptie… Si je pouvais, je leur collerais une baffe aux orties mais je ne cautionne pas la violence sur les personnes en difficulté mentale (suis-je trop méchante?).
Bien sûr que nous avons besoin du féminisme, et bien sur que le féminisme intelligent profite à tous. Aux hommes qui cessent d’être traités comme les bourreaux sociaux de la femme, leurs éternels opposés, mais sont traités comme des égaux QUE NOUS SOMMES. Non, un homme n’est pas une brute obsédée qui ne voit la femme que comme un consommable. Certains oui, mais toutes les femmes ne sont pas parfaites non plus… Et aux femmes qui arrêtent de se voir sans cesse limitées, rabaissées à une condition purement physique ou agressées pour vouloir rêver, aller plus loin, vivre plus fort. Voire, qu’elles arrêtent de penser que c’est normal ! Car le plus grand chemin à parcourir sera dans nos propres têtes.
Même dans notre langage, nous sommes sans cesse misogyne: je ne compte pas le nombre de fois où j’ai entendu d’un patron que c’était un vrai leader et d’une patronne que c’est une vraie chieuse dominatrice, alors que les deux avaient des comportements extrêmement similaires et inhérents à leur poste. Allez une baffe aux orties !
Sans compter la fois où un ancien boss m’a dit « ça va mon petit, tu avances bien ? » et que je lui ai répondu « j’ai fini dans une heure mon vieux ». Silence de mort dans l’open-space. Et palpitations cardiaques à base de « je-vais-me-faire-virer-je-vais-me-faire-virer ». Au final, il l’a pris à l’humour et ne m’a jamais plus donné de diminutif. (Merci chef!)

Pour rester dans ce thème de plus en plus médiatisé, j’ai lu le livre autobiographique de la DG de Facebook Sheryl Sandberg Lean In (il existe en français, je l’ai vu à la FNAC). Ça a été une lecture extrêmement inspirante. Si on arrive à mettre entre parenthèse la tendance au story-telling personnel et le passage de cirage en règle, ça reste un manifeste pour l’audace au féminin. Oser briguer des postes dans des univers très masculins, oser s’imposer et ses idées dans le dialogue et le respect, oser vouloir concilier son succès personnel au travail (et ne le devoir qu’à soi) sans renoncer à une vie épanouissante hors du travail. En somme, oser ne pas avoir à choisir et exiger de s’épanouir sur tous les tableaux.

Pour continuer à réfléchir sur cette problématique, j’ai craqué pour le livre Choisissez TOUT de Nathalie Loiseau. Cette femme est un peu une héroïne moderne du féminisme et de la parité. Elle incite à toujours à aller plus loin, à ne pas écouter ceux qui disent que c’est voué à l’échec ou pas pour vous, parce que, oui on se plante, mais quand on tombe on apprend à marcher; et puis souvent il s’avère qu’on ne se plante pas et qu’on se retrouve où l’on a toujours voulu être et heureux(se) de ne pas avoir écouté les autres.

J’ai aussi craqué pour L’art de la guerre pour les femmes de Chin-Ning Chu qui est une relecture de Sun Tse destiné à aider les femmes à mieux connaitre et atteindre le plus directement possible (et avec le moins de confrontation possible) leurs objectifs pro et perso. Je ne suis complètement en phase avec son objectif de départ, je cite, « si intelligentes et compétentes que nous soyons, très peu d’entre nous sont à l’aise avec la confrontation directe, ou encore lorsque notre victoire implique la défaite de quelqu’un d’autre. Nous sommes des négociatrices nées et nous résolvons les problèmes de façon naturelle […] ». Je trouve ce présupposé de départ un peu facile, je ne crois pas que ce soit un trait féminin de ne pas vouloir marcher sur la gueule des autres pour atteindre son but et je ne pense pas que nous soyons des négociatrices nées. Regardez donc autour de vous combien de femmes ne savent pas comment négocier un salaire ou une promotion. J’en fais partie, et ce n’est certainement pas parce que je suis une femme, ça tient au fait que personne ne m’a appris à le faire. Et il est temps que nous prenions les rênes en main pour apprendre à négocier, à se promouvoir, à réussir – sans compromettre son intégrité ou nuire à autrui. Et je suis particulièrement intéressée par son chapitre sur « devenir plus novatrice, plus créative en vous adaptant à toutes les situations » sans compromettre son éthique et sa philosophie. Ça peut toujours servir 😉

Je vous en dirai plus quand j’aurais fini tous ces beaux ouvrages et j’espère que ça vous inspire !

Surtout, ça me ferait plaisir d’échanger avec vous, alors si vous avez des questions ou que vous n’êtes pas d’accord : discutons !!!
(et si vous êtes d’accord, et bien, je vous envoie un coeur avec les doigts)

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3 Comment

  1. Je ne sais pas du tout si je me considère comme réellement « féministe », je sais juste que l’égalité homme-femme me semble une, si ce n’est la condition obligée si on veut que le monde tourne un jour rond. Le terme « féministe » me semble parfois ne pas correspondre tout à fait à ce désir d’égalité (car en arrêtant de rabaisser la femme, qui sait, les hommes pourraient assumer leur part de sensibilité sans craindre de passer précisément pour des « fillettes ») (il faudrait donc un terme plus universel), mais j’imagine que le mot n’est pas le plus important. En tout cas ce billet me parle, merci d’ouvrir un débat si intéressant, important et plus que jamais d’actualité ! Pas pu m’empêcher de rire pour le « j’ai fini dans une heure mon vieux » mouarf mouarf. Et tiens, qu’as tu pensé d’ailleurs du discours de Miss Watson il y a quelques semaines à la tribune des Nations Unies ?

  2. Ca me fait extrêmement plaisir de lire cet article. Je suis la première à me dire féministe, et ça génère souvent de la part de mes interlocuteurs beaucoup d’agressivité : les féministes, ces hystériques sans cervelles, qui veulent asseoir leur domination sur le monde et les hommes… A chaque fois, je me demande comment on a pu en arriver là. Je lis Simone de Beauvoir actuellement, et je suis triste de constater que le mot féministe est devenu tabou et sale. Donc, quand ENFIN, je tombe sur un article comme celui-ci, je commente. *Coeur avec les doigts*

    • Les grands esprits… On est sur la même longueur d’ondes ! *coeur avec les doigts*

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